Alain Klingler

Alain Klingler est auteur compositeur interprète. Il a publié cinq albums, s’est produit en France, Allemagne, Suisse, Québec, à participé à un projet de poésie sonore.
Aujourd’hui, il se consacre à des expériences théâtrales.

Cercles d'amis - 2002

Après une éducation musicale classique, Alain Klingler découvre Stina Nordenstam et l’informatique. Il livre alors cet album témoignant de son goût pour le mélange des styles, passant allégrement d'un tempo de bossa pour un duo avec Elisa Point à un talk-over électronique, d'un quatuor à cordes à un mur de guitares électriques, de Marathon Man à une virée à Cannes-la-Braguette. Alain signe la quasi-totalité des titres, (4 textes sont écrits par Monsieur Poli) ainsi que les arrangements et la réalisation.

Concerts

Concerts au Théâtre de Dix Heures, premières parties de Vincent Delerm, Jean Guidoni… Passages sur Inter, France-Musiques …Concerts en solo, en France, en Suisse, au Québec.

Titres de l'album

  • 01 - Les absents ont toujours raison
  • 02 - C'est beau tout comme
  • 03 - Cercle d'amis
  • 04 - Bancal
  • 05 - Transatlantique
  • 06 - Comment t'appelles-tu quand tu m'aimes ?
  • 07 - Marathon Man
  • 08 - Un ange à ma table
  • 09 - Vacances Jet-Set
  • 10 - Notre saison préférée
  • 11 - Replay
  • 12 - 32 Décembre

Presse

Aden (Le Monde/ les Inrockuptibles)
Imaginez un beau brun qui, derrière son piano, raconte ses amours bancales ou inachevées, qui consacre quelques titres à dézinguer mondanités, amitiés hypocrites et jet-setteries creuses... Dans son nouveau disque, à côté des très agréables piano-voix, d’un duo avec Elisa Point, Alain Klingler s’aventure sans se perdre sur des terres électroniques. Un excellent chanteur charismatique... Ouvrez bien vos oreilles.
Stéphane Moran. Octobre 2002

J’aime Alain Klingler parce qu’il sait manier le crayon et la gamme... La mine de son crayon est assez pointue pour dessiner l’intimité des plaies, et la gamme assez forte pour nous faire croire que les blessures dont il parle sont peut-être aussi les nôtres.
Romain Didier

24 heures - Lausanne
Après un premier CD remarqué en 1996, Alain Klingler confirme les promesses d'un talent tout à fait original avec Cercles d'amis, rassemblant une douzaine de chansons aussi remarquables par les textes que par leur "ton", et l'atmosphère qui s'en dégage, ainsi que par leur substance musicale.
La plus grandes réussites de l'ensemble, à notre goût, sont à la fois les plus douces et les plus simples de ligne, comme il en va de la première " Les absents ont toujours raison", et de la dernière "32 décembre), dont la délicatesse confidentielle ne d'enlise jamais dans la suavité mièvre. Alain Klingler a l'art, en effet, de pimenter son miel de fines doses de poivre, de la même façon que, du ton le plus nonchalant d'apparence, il vous susurre (dans Bourreau de paresse) que c'est "au bordel" qu'il trouve la sagesse…
Sans pousser jusqu'au cynisme, sa façon de jouer le dandy désabusé qui a " quitté la procession" " et tend décidément à s'ennuyer dans les "cercles d'amis" où "seuls les vases communiquent ", nous vaut en outre quelques morceaux de lucidité caustique, voire satirique, de la meilleure veine, ainsi que l'illustrent C'est beau tout comme… ou surtout Vacances jet set.
Une fois encore, cependant, la veine poétique d'Alain Klingler nous semble particulièrement digne d'éloge, comme dans un ange à ma table où sa voix alterne avec celle d'Elisa Point. Bref, et pour deux soirs, c'est une rencontre à ne pas manquer.
Jean-Louis Kuffer.

Longueurs d’Ondes
De longues chansons qui se développent dans une ambiance sage et spleen. Car "Cercle d'amis" est un album de lumière diaphane, où les mots choisis s'épanouissent dans une quiétude inquiète, une assurance troublée. Des images sépia, des odeurs de vide, des trous dans des amours abandonnées, des feuilles d'automne, des nuits d'hiver, des pas qui crissent sur le gravier. Et la présence de l'absence pour seule compagne. Tout est dit avec douceur. La voix n'est ni aigrie ni amère. Elle se rend à l'évidence. Rien n'est simple, surtout pas nos amours éreintées. "32 décembre" vient conclure le lent déroulement d'une histoire à la fin inéluctable et désolée. C'est sans doute la plus belle chanson de cet album. Alain Klinger est un artiste qui possède le don particulier de créer de la magie avec du rien et de l'intime. Son écriture intuitive rend compte, avec bonté, de nos errements et de nos fragilités complexes. Ce disque, comme un don, n'attend rien en retour. Portez-y tout de même une oreille attentive.
Jean Philippe Trigla.

Chorus, Printemps 2003
Un premier spectacle aux "Bouchées doubles" de Chalon / Saône en 1993, une résidence avec Romain Didier à Bourgoin-Jallieu deux ans plus tard, un premier album en 96, Arrêtés pour vagabondage (cf. Chorus 18, p34) et des scènes d'importance en 97 et 98 (Sentier des Halles à Paris, le Chorus des Hauts-de-Seine, les Francofolies de la Rochelle…), Le toulonnais Alain Klingler avait tout pour avancer dans une prometteuse carrière (voir Chorus 18, Portrait). Mais " quelque peu lassé de croiser toujours les mêmes gens et d'être comparé à des chanteurs " qui lui ont donné envie de faire ce métier, il va changer d'air en 1999. Fin du premier acte, retrait, absence. Et retour avec cet album qui s'ouvre justement par… " Les absents ont toujours raison".
Raison toujours : comparaison ne l'est pas forcément…Reste que pour situer Klingler, dans les sillons de la chanson, dans le genre comme dans la voix, le nom de Romain Didier brûle les lèvres autant qu'il formate l'ouie. Cela dit, constatons une maîtrise telle qu'elle s'affranchit par elle-même de trop lourdes références et affirme un ACI de premier plan, où tout est bon à savourer dans une écriture intime qui frôle souvent la perfection. On envie les mots qu'on y boit et qui nous ressourcent ("Nos preuves d'affection / Se donnent par omission").
Ce set de douze titres est nimbé de vague à l'âme, " Seul entre deux excuses / Les bras chargés de fleurs / La croisière s'amuse / Et me brise le cœur ". De mordant aussi, entre amours chancelants et regards distanciés.
De l'aventure électronique qui a accaparé l'artiste durant son absence, il ne reste trace que dans la chanson-titre. Alain Klingler s'est en effet assuré le concours le concours d'excellents musiciens comme Michel Aymé (Rita Mitsouko) à la guitare, Brad Scott (Arthur H.) à la contrebasse ou David Venitucci (Romain Didier) à l'accordéon, d'un pertinent quatuor à cordes et d'Elisa Point, "ange" à la table du chanteur. Pour repas de fins gourmets.
Michel Kemper