Alain Klingler

Alain Klingler est auteur compositeur interprète. Il a publié cinq albums, s’est produit en France, Allemagne, Suisse, Québec, à participé à un projet de poésie sonore.
Aujourd’hui, il se consacre à des expériences théâtrales.

No culture - 2005

Au printemps 2004, Alain Klingler découvre par hasard le disque Super 8 du groupe [Melk]. Il contacte alors Etienne Dos-Santos, l'arrangeur-guitariste-trouveur de sons du groupe. De cette rencontre décisive va naître le projet No Culture. Ce projet se décline sur scène et sur disque.

Leur goût commun de l’exploration, le partage de leurs idées aboutissent à la réalisation d’un album dont l’ouverture témoigne de leur intérêt pour la recherche de nouvelles relations entre les mots et la musique. Les influences revendiquées vont de Robert Fripp à Jean-Louis Murat en passant par Johnny Greenwood et Georges Martin. De sombres et élégantes mélodies frôlent de souterrains climats de matières sonores.

On y croise des libellules acrobatiques, légères et pop, le réceptionniste du Splendid Hôtel, une Albertine libertine, des chanteurs pour bobo, des amours jouant leur droit d’antériorité, des consignes de sécurité (Life vest under your seat ) sur des arrangements électroniques sophistiqués, quelqu’un qui meurt pour la première fois, une lettre à un intermittent (No Culture), le fantôme de Barbey d'Aurevilly (« Vivre, mes domestiques s’en chargent.»), une vie secrète (en clin d’œil à Cadiot) ultime titre en forme de labyrinthe comateux.

Alain Klingler signe toutes les musiques et la plupart des textes bien qu’il collabore aussi avec d’autres auteurs ( Elisa Point, Monsieur Poli, Sophie Meriem-Rockwell ). Les arrangements reviennent à Etienne Dos-Santos. Le groupe [Melk] assure la partie rythmique de l’album. Le tout agrémenté d’un quatuor à cordes, d’une chanteuse lyrique, de trompettes Swinging London…

Crédits

No Culture a été enregistré à Grenoble, mixé au Chalet (Bordeaux) par Stéphane Teynié (Bondu, Tiersen, Dominique A.).

Le spectacle No Culture, a été labellisé Création Cabaret Frappé Grenoble et recréé au Festival d’Avignon 2006 pendant le Festival d’Avignon à l’Hôtel de la Mirande du 7 au 17 juillet à 22 heures dans une formule en duo :

Piano, Voix : Alain Klingler
Guitares, claviers, programmations, bricolages sonores : Etienne Dos-Santos

Titres de l'album

  • 01 - Les libellules
  • 02 - Tu serais mort de rire
  • 03 - Splendid hôtel
  • 04 - Seul le soleil n'a pas sommeil
  • 05 - Libérez Albertine
  • 06 - Le droit d'antériorité
  • 07 - Bobo song
  • 08 - C'est la vie dis-tu
  • 09 - Life vest under your seat
  • 10 - Ni des lèvres, ni des dents
  • 11 - Un départ exemplaire
  • 12 - No culture
  • 13 - Vie secèrete (Colorgol)

Presse

Il y a en cet artiste une richesse peu commune, un luxe quelque peu indéfinissable, très littéraire, liant des textes captivants qui, quel que soit l’auteur (outre Klingler, Monsieur Poli, Elisa Point, Sophie Meriem Rockwell ), s’inscrivent dans l’univers intime et foisonnant, quelque peu sombre aussi de ce lumineux Grenoblois. Sombre mais d’où percent avec splendeur l’humour, l’ironie même…
Michel Kempfer

L’empire intérieur
Si l’on en croit ses compositions, Alain Klingler est un garçon calme et réservé. Certes, il avoue admirer Programme, Larry Clark, Régis Jauffret, Vincent Gallo, Emmanuel Carrère, David Lynch et une foultitude d’autres détraqueurs attentifs du réel, mais il choisit plutôt de son côté d'exécuter son art avec une grâce empruntée, préférant la poésie a priori désuète aux éclats furibards de ses modèles. Poliment remarqué avec ses deux premiers albums (Cercle d’amis et Arrêtés pour vagabondage, édités par Le Loup du Faubourg), il s’adjoint pour son nouveau projet (une création pour l’édition 2005 du Cabaret Frappé) les services des musiciens de la talentueuse formation pop locale Melk. Grand bien lui en prend, tant les mélopées patelines et inspirées du combo collent parfaitement à son univers textuel.
Le fruit de cette osmose donnera lieu au dernier album du sieur Klingler, joliment intitulé No Culture (enregistré à Grenoble et mixé par Stéphane Teynié, à qui l’on doit notamment des opus de Pierre Bondu, Yann Tiersen ou du gigantesque Dominique A). Une collection fugace d’instantanés, où la pop flirte avec la chanson française, et où la voix de l’interprète égrène des sortes de comptines pour adultes désabusés. Des « post-songs » tour à tour ludiques, amères, lucides, altières.
Ce vendredi 5 octobre, Alain Klingler, accompagné de son musicien / arrangeur tout terrain Etienne Dos Santos, honore le Centre Loisirs et Culture d’Eybens d’une nouvelle visite, moins d’un an après sa résidence dans ce même lieu. L’occasion idéale de (re)découvrir un auteur dont l’apparent détachement cache bon nombre de circonvolutions textuelles et mélodiques hautement louables.
François Cau (Le Petit Bulletin)

Loin des chansons pour bobo qui tournent en boucle à la radio, le musicien grenoblois aligne des airs sobres et recherchés, des compositions ciselées sur son piano qui prennent de l’ampleur à travers l’univers musical d’Etienne Dos-Santos. Au cœur d’un véritable d’un véritable laboratoire à musiques, cet homme-orchestre des temps modernes alterne guitare, basse, ou percussions, qu’il mixe avec précision et peuple les morceaux de sons aux origines surprenantes. Alain Klinger allie ces mélodies à des textes personnels, parfois intimes, qui s’envolent entre gravité et légèreté. Son piano et sa voix profonde savent s’emballer ou se faire tendres. Parfois critiques, toujours réalistes, ses textes sont empreints de poésie. Ils se piquent de références à la littérature et au cinéma, et lancent des clins d’yeux amusés aux paillettes de la société. Assis à son piano ou façon crooner au micro, Alain Klingler sait toujours trouver le ton juste. Sur scène avec Etienne Dos-Santos, ils construisent un spectacle qui prend le temps d’être beau, tout simplement.
Le Dauphiné Libéré