Alain Klingler

Alain Klingler est auteur compositeur interprète. Il a publié cinq albums, s’est produit en France, Allemagne, Suisse, Québec, à participé à un projet de poésie sonore.
Aujourd’hui, il se consacre à des expériences théâtrales.

Un invisible écrasement - 2011

Le projet Un invisible écrasement est le pendant du projet No culture, toujours avec Etienne Dos-Santos et Francis Fruit RIEN, prolongement d’un travail centré sur le duo et l’expérimentation de nouvelles esthétiques.

Des textes noirs, nourris de références littéraires et cinématographiques, des mélodies sombres, des matières sonores et des climats souterrains.
Des morceaux comme des plans séquences, qui parfois s’étirent comme au cinéma.

Il y a David Lynch, toi, moi, des vrais professionnels, de la musique, de la pulsion, du glamour, des réponses aux questions que l’on ne s’était pas encore posées, de l'Invisible, de l'Ecrasement, de la distance, des films prémonitoires, des amours vénéneuses voire cybernétiques, un chanteur averti, Tom Cruise dans Eyes Wide Shut, Catherine Deneuve, un western de poche et les mémoires d’un répondeur.

Peut-on mener une existence hybride ? Engagée et dégagée en même temps ?
UN INVISIBLE ECRASEMENT a été enregistré à Grenoble, mixé et masterisé par Stéphane Teynié (Dominique A., Yann Tiersen, Jay-Jay Johanson.) puis créé sur scène à Grenoble au Ciel à la suite d’une résidence de création.

Sur scène, le projet se situe juste à la marge de ce que l’on attend d’un spectacle de chansons. Alain Klingler balance ses post-songs, au piano, ou façon rock-star, porté par les bricolages sonores, les boucles de guitare, la batterie, les synthés vintage de ses deux complices.

Crédits

Piano, Voix : Alain Klingler
Guitares, claviers, programmations, climats : Etienne Dos-Santos Batterie, Claviers : Francis Fruit

Titres de l'album

  • 01 - La froideur
  • 02 - Comment s'en sortir sans sortir
  • 03 - Je sais très bien où vous en êtes
  • 04 - Un invisible écrasement
  • 05 - Game boy
  • 06 - Ta fadeur
  • 07 - J'archive
  • 08 - Un recommencement
  • 09 - Le ciel à nos pieds
  • 10 - Replay

Vidéos

 

Presse

Alain Klingler chante la froideur de Catherine Deneuve
Le chanteur Alain Klingler est de retour sur scène à Paris au Zèbre de Belleville le 19 janvier 2011 et dans les bacs le 17 avec son quatrième album « Un invisible écrasement » (Ad Libitum-Ovniprod/Rue Stendhal) aux sonorités pop/rock ou « acoustiques vintage » : découvrez l'œuvre d'un garçon venu d'une autre planète en visiteur inspiré, et écoutez notamment un extrait de son titre avec la voix de Catherine Deneuve !

Il y a une dizaine d'années, Alain Klingler publiait son premier album « Arrêtés pour vagabondage », très pianistique, dans lequel on devinait les influences de William Sheller, de Barbara, ou encore de Jean Guidoni, entre autres. Depuis, le musicien est allé explorer d'autres contrées : la pop anglaise, les musiques de films ou expérimentales, minimalistes ou grandiloquentes sans pour autant avoir tiré un trait sur sa formation classique qui fait de lui un pianiste hors-pair ayant le rare don de l'oreille absolue ! Si le titre de l'album « Un invisible écrasement » laisse présager des paysages obscurs, il pourrait s'appeler aussi « Un lumineux envol » tant les sujets et les climats sont variés, et donnent l'impression d'une mise à plat avant la renaissance. Alain Klingler compose toutes ses musiques et écrit la quasi-totalité de ses textes, même s'il lui arrive de faire appel à Benedict Abalio ou encore à la prolifique Elisa Point (Christophe, Diane Tell, Caroline Loeb, le duo « Désolé »…).

D'un titre ludique et sexuel comme « Gameboy » (« J'aimais bien tes manières de princesse / Tu jouissais pour de bon / Agrippé par la crinière ») , on passe à « La froideur » (« Je n'aime pas les sentiments tièdes / Les gens mous et les gens moites (…) / Je préfère la froideur (…) la politesse des rêveurs ») où le chanteur, en compagnie de son fou savant d'arrangeur Etienne Dos Santos, n'hésite pas à emprunter la voix de Catherine Deneuve lisant du Marguerite Duras avec crudité et élégance. « La froideur », l'une des plus belles réussites de l'album. Plus vraiment une chanson, mais une sensation, un parfum.

Les réalisateurs David Lynch ou Stanley Kubrick, que Klingler adore, hantent cet album trouble et délicatement sophistiqué qui nécessite plusieurs écoutes et ne cesse de surprendre tant la richesse des sonorités est inépuisable. Alain Klingler est souvent là où on ne l'attend pas. Le contraire d'une autoroute, plutôt un chemin de traverse où il nous est impossible de deviner la phrase qui nous attend au prochain tournant comme cela arrive malheureusement régulièrement dans les productions de certain(e)s… « Je sais très bien où vous en êtes / Ca fait longtemps que je vous vois / Je lis ce qu'il y a dans vos têtes / On se demande ce qu'on fout là (…) Ou peut-être que je me projette »…

Alain Klingler fait partie de ces artistes en perpétuelle recherche et en constant renouvellement, ce qui lui a permis de réaliser l'habillage sonore de projets aussi divers que « Chroniques d'ici », un texte d'Anne Calas dit par Arthur H en 2009 (Editions Item) ou encore « Projet Replay - mémoires de répondeur » du comédien-plasticien Christophe Roussel, la même année, et dont un extrait clôt l'album sous forme d'une petite compilation de messages téléphoniques drôles, angoissés, coquins, graves, joyeux, enchantés, mis en musique avec habileté et sensibilité. « Je ne sais pas de quoi le passé sera fait / Les choses en savent plus que moi » chante-t-il dans « J'archive ».

L'artiste semble être arrivé à un carrefour musical aujourd'hui. Avec lucidité et intégrité, il va au bout de ses fantasmes et réussit une vie d'artiste libre dans un domaine de plus en plus formaté. Chapeau. On guette la suite tout en vivant l'instant et l'instant justement, c'est le spectacle « Un invisible écrasement » qui est de passage un soir seulement à Paris le 19 janvier prochain, au Zèbre de Belleville. A ne pas manquer !

Charts in France le 18 Janvier 2011